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Trans 2010 : les dernières secousses étaient matinales

Alors, ils étaient comment les Colombiens de Bomba Esteréo dont vous nous avez fait la réclame dans le journal Ouest-France de samedi ? Excellents, madame.

Il était 4 heures, dimanche matin, et les trop courtes nuits des jours précédents commençaient à peser. Mais dès que la colombienne a commencé à envoyer son chant acide qui mise tout sur virtuosité rythmique, je me suis bien réveillé. Le groupe à ses côtés (batterie, basse, guitariste-claviériste) produit une musique pulsante tant basée sur le dub jamaïcain que les bases « traditionnelles » colombiennes. Ils finissent par leur tube Fuego, mais le reste du show était (presque) du même niveau. Bizarrement, Bomba Esteréo ne joue pas dans la plus grande des trois salles des Trans. Tant mieux, celle-ci, à taille humaine et beaucoup plus agréable que le « hangar à avions » du Hall 9 du parc expo de Rennes.

En décidant finalement de rentrer me coucher, sans attendre Batida, dernier groupe programmé de la soirée, une longue plainte de guitare m’accroche l’oreille. Les Wooden Shjips jouent encore. C’est du psychédélique sans concession ; Clavier minimaliste pour soutenir la guitare, basse hypnotique, batterie répéritive et voix noyée d’écho. Le bassiste a des tresses d’Astérix, le chanteur une barbe de Raspoutine, c’est complêtement barré et cela produit une drôle de bulle sonore. J’adore mais on peut trouver celà rebutant.

Retour maison. Il est 7 heures du matin. Sur le site, les derniers des quelque 12000 festivaliers qui occupaient samedi les Trans, prennent eux aussi le chemin du retour, attendus, un rond point et une déviation forcée plus loin, par les alcootests de la gendarmerie.

Philippe Richard

Plus d’informations dans le journal Ouest-France

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